L’histoire derrière le nom
Cher Ami, 1918
Un pigeon voyageur, un bataillon pris au piège et un dernier message. Voici ce que l’histoire a retenu, et pourquoi nous avons donné son nom à une messagerie privée.
« Cher ami »
Il portait un nom français, Cher Ami. C’était l’un des pigeons voyageurs que le Signal Corps de l’armée américaine utilisait en France pendant la Première Guerre mondiale, quand un oiseau pouvait faire passer un message là où ni les fils ni les coureurs ne passaient.
Le vol
01 Sous le feu au-dessus de l’Argonne
Ce qui s’est passé
Automne 1918
Dans la forêt d’Argonne
Cher Ami volait depuis le Colombier mobile n° 11, l’un des colombiers du Signal Corps qui soutenaient la 77e division américaine pendant l’offensive Meuse-Argonne, en France.
2 octobre 1918
Le Bataillon perdu
Le commandant Charles W. Whittlesey et plusieurs centaines d’hommes ont avancé, puis se sont retrouvés coupés et encerclés dans la forêt. Les pigeons étaient leur seul moyen de joindre l’état-major.
4 octobre 1918
Sous le feu de leur propre camp
L’artillerie américaine, qui ignorait leur position, s’est mise à tomber sur le bataillon. Selon le Smithsonian, la légende veut que Cher Ami ait été le dernier pigeon qui leur restait. Le message demandait l’arrêt des tirs et donnait leur position.
Le même après-midi
Touché, et toujours en vol
Cher Ami a été touché par le feu ennemi, blessé à la poitrine et à la patte, et il a tout de même regagné son colombier, la capsule du message pendant à sa patte blessée.
7 octobre 1918
La délivrance
Quand il s’est posé, les tirs avaient cessé, mais la position qu’il portait a aidé les secours à rejoindre le bataillon. Environ 194 hommes en sont sortis.
Après la guerre
Une patte perdue et une médaille
Les médecins de l’armée lui ont sauvé la vie, mais pas la patte droite, ce qui a mis fin à son service. La France lui a décerné la Croix de guerre avec palme.
1919
Le retour
Il est arrivé aux États-Unis le 16 avril 1919, acclamé, et a vécu à Camp Alfred Vail (aujourd’hui Fort Monmouth), dans le New Jersey. Il est mort de ses blessures le 13 juin 1919.
Depuis 1921
Exposé
Naturalisé et confié au Smithsonian, il est exposé depuis 1921, aujourd’hui au National Museum of American History, à Washington. En 1931, il est entré au Temple de la renommée des pigeons voyageurs.
Un siècle plus tard
Une surprise
Les registres de l’armée le donnaient pour une femelle. Une analyse ADN du Smithsonian a montré que c’était un mâle.
Pourquoi l’appli porte son nom
Un message dans une capsule scellée, porté d’un colombier à l’autre par un petit messager obstiné. C’est toujours l’idée.
Lofts
Les pigeons rentrent à leur colombier. Notre réseau tourne aussi sur des Lofts : de petits programmes que chacun fait tourner sur son ordinateur et qui relaient des messages scellés.
Scellé
La capsule n’était destinée qu’à ses destinataires. Les messages de Cher Ami sont chiffrés de bout en bout : seules les personnes à qui vous écrivez peuvent les ouvrir.
Cher ami
C’est une appli pour les gens qui comptent pour vous. Pas de pub, pas de numéro de téléphone, et vos contacts restent sur votre téléphone.
Un mot sur l’histoire
Les récits de 1918 divergent sur certains détails, comme le nombre d’hommes pris au piège ou les messages exacts portés par Cher Ami. Nous suivons le récit du Smithsonian et gardons son « la légende veut » là où il l’emploie. Le portrait de cette page est une illustration.
